Cet article consiste à déceler la violence de l’humanisation forcée qui ré side dans
la structure binaire hiérarchisée entre femme et homme, enfant et adulte, orient et
occident etc. La notion de l’humain qui semble dotée de l’universalité totalisante,
s’avére en fait impartiale du fait que l’ordre de l’humain est un ordre mettant en
valeur l’homme, adulte, occidental , élite. En outre, la modalité de subjectivation,
ancrée sur la préeminence de l’ordre phallique, devrait être l’objet de la critique
radicale. La dé naturalisation du processus de l’humanisation forcée nécessite d’abord
la mise en examen critique de la normalisation de la libido. Parce que la
normalisation de la libido n’est qu’une rigidification des flux libidinaux, afin
d’imposer comme norme l’hétérosexualité obligatoire. En ce sens, il faudrait forger la
libido orpheline qui est dégagée de la structure hié rarchique de la famille entre mère,
père, enfant. La libido orpheline est un flux libidinal producteur et créateur, du fait de
la non supposition d’une forme prédéterminée du visage figé à transmettre ou à
perpétuer. La visagéité qui est une surface codée, est un ordre de nom -position.
Dans cette perspective, la dislocation de la visagéité consiste à montrer la violence de
l’humanisation forcée fondée sur la logique de l’identité. Parce que cette
dévisagéisation est une prolifération des pratiques sexuelles diverses et multiples qui
sont dotées de l’événementialité inventive. Cette dévisagéisation qui est un processus
de la dé shumanisation, serait une modalité inédite de la subjectivité qui critique
radicalement la modalité subjugante de la subjectivation.